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accordavenir
Description du blog :
Ce blog est un espace pour soutenir les candidats du FLNKS aux législatives 2007.
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
26.05.2007
Dernière mise à jour :
15.06.2007
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NOS CANDIDATS

Prêt à assurer leurs rôles de député

Posté le 12.06.2007 par accordavenir
Nos deux candidats sont prêts à servir le pays au travers de la fonction de députés. Contrairement aux autres candidats ils se sont engagés clairement contre le cumul des mandats, assurant ainsi le pays d’un travail de qualité. FROGIER et YANNO en veulent trop, ils veulent monopoliser dans leurs mains toutes les cartes du jeu pour mieux asseoir leur emprise et leur vision du pays, alors que l’Accord de Nouméa reconnaît explicitement la légitimité du FLNKS ! Ce sont des gens qui parlent toujours de démocratie, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils sont les fossoyeurs de la liberté, de la diversité !

Voici les tâches que nos futurs députés se fixent :
- Défendre le projet de l’usine du Nord, unique projet de rééquilibrage, en s’assurant auprès des plus hautes sphères de l’Etat français que le soutien de la France par le biais de la défiscalisation soit à la hauteur des promesses faites du temps de J.Chirac.
- Défendre tous les arbitrages en faveur des transferts de compétences auprès des ministères concernés et notamment les accompagnements financiers qui vont avec !
- Défendre la construction des trois lycées qui manquent au pays : un lycée pour le Grand Nord, un lycée pour la région autour de La Foa-Canala, un lycée pour le Mont Dore.
- Soutenir tous les projets des collectivités de N.Calédonie à Paris (Contrats de développement, contrats d’agglomération, etc.).



--

TROIS QUESTIONS A CHARLES PIDJOT

Posté le 06.06.2007 par accordavenir
Les Nouvelles-Calédoniennes ont posé trois questions à notre candidat de la deuxième circonscription, Charles Pidjot.

• Pourquoi vous présentez-vous aux élections législatives ?

C’est le FLNKS qui se présente à ces élections. Aujourd’hui, nous mesurons le travail accompli dans le cadre des accords de Matignon et de Nouméa, et nous agissons pour faire en sorte que le « vivre ensemble » devienne une réalité, car la citoyenneté est un espace d’accomplissement de pouvoir et d’affirmation de la place de chacun dans notre pays en devenir.
La citoyenneté est un moyen de parvenir à une évolution politique positive garantissant de meilleures conditions de vie pour tous. Nous dénonçons le désengagement du RPCR et constatons les changements à la tête de l’exécutif de la France, voilà pourquoi le FLNKS reste le seul garant de l’accord de Nouméa.

• Si vous ne deviez défendre qu’un seul dossier à Paris pour votre circonscription, lequel choisiriez-vous ?

Ils sont multiples, mais celui qui regroupe l’ensemble est celui de la mise en œuvre réelle et complète de l’accord de Nouméa, et notamment le principe de la décolonisation et du rééquilibrage. L’usine du Nord est le projet de rééquilibrage par excellence.
Je veillerai à ce que l’Etat ne revienne pas sur ses engagements et accompagne financièrement tous les transferts prévus par cet accord. Par ailleurs, je soutiendrai toutes les initiatives tendant à réduire les inégalités sociales, à favoriser l’emploi local et à accroître l’offre de formations de nos jeunes.

• Comment comptez-vous concilier votre rôle politique local avec le mandat de député à Paris ?

Je brigue ce mandat sans être en charge d’un autre mandat local. Le cumul de mandat nuit à la bonne gouvernance, car le travail d’un député est à plein-temps. Dans la tradition kanak, il n’y a pas de chômage ou de travaux plus intéressants que d’autres. J’assumerai mon rôle politique au pays tout en assurant un mandat à l’Assemblée nationale. Pour moi, les deux ne doivent servir qu’une seule et même cause : celle de l’accession du pays à l’indépendance. Je m’engage à rendre compte de mes missions dans les institutions du pays et à l’ensemble de la population.

TROIS QUESTIONS A C.WASHETINE

Posté le 05.06.2007 par accordavenir
Voici les réponses de Charles Washetine à trois questions des Nouvelles-Calédoniennes du mardi 05 juin 2007.

• Pourquoi vous présentez-vous aux élections législatives ?

D’abord, pour porter au plus haut niveau de l’Etat l’expression du peuple kanak et des citoyens indépendantistes et progressistes de ce pays, quant à la mise en œuvre de l’accord de Nouméa. Deuxièmement, pour veiller à ce que l’application de cet accord soit totale et impartiale.

• Si vous ne deviez défendre qu’un seul dossier à Paris pour votre circonscription, lequel choisiriez-vous ?

L’Etat français compte parmi les partenaires du processus de décolonisation qui sous-tend l’accord de Nouméa. Il est urgent de rappeler que nous arrivons, sous peu, au terme du processus et qu’avec nous, la France doit réussir la décolonisation de notre pays. Pour ce faire, il est impératif que toutes les compétences soient transférées avant 2014.

• Comment comptez-vous concilier votre rôle politique local avec le mandat de député à Paris ?

La question ne se pose pas pour l’instant, même si les candidats de droite parlent de changements à opérer au sein du gouvernement et du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Pour nous, l’objectif immédiat est d’être présents au second tour dans les deux circonscriptions, toutes deux acquises, au regard du découpage Pasqua, à la cause non indépendantiste. Il s’agit pour nous, à l’issue de ces élections, d’affirmer notre présence et celle de ceux qui, à nos côtés, portent le combat pour des valeurs de gauche.

CHARLY PIDJOT SUR RADIO NC

Posté le 01.06.2007 par accordavenir

LES POINTS FORTS DE L'ENTRETIEN.
(consultez le site www.rfo.fr pour écouter la totalité de son intervention)

Il y a deux composantes (du mouvement indépendantiste) mais il n’y a qu’un peuple et c’est ce que veut porter le FLNKS. L’esprit même qui a animé le FLNKS ces dernières années existe au travers de revendications politiques, culturelles, économiques. L’investissement du Front, on le retrouve à l’intérieur des accords de Matignon et l’accord de Nouméa donne toute cette dimension au pays. »
« Aujourd’hui, il y a une candidature USTKE que je salue mais la différence c’est qu’eux ont la volonté de s’inscrire sur un terrain politique et nous, nous sommes dans la maison, dans la case et on veut continuer à construire le pays (..) c’est pas parce qu’on a quelques divisions que ça va nous empêcher de bâtir. »
« Notre programme reste la mise en œuvre de l’accord de Nouméa, la mise en œuvre de la citoyenneté, donner corps à cet accord (...) Si le FLNKS est présent à ces élections, c’est pour assumer toute sa responsabilité, qu’il a inscrite dans la négociation et dans la signature de cet accord de Nouméa. »
« On peut être porteur d’autres projets industriels parce que la Calédonie a besoin de ça pour continuer à se bâtir. Il faut éviter d’en faire des thèmes d’opposition entre nous et retrouver une certaine stabilité politique, économique, sociale et culturelle car elle est importante pour la stabilité du pays. »

Charles WASHETINE defend l'accord de Nouméa.

Posté le 01.06.2007 par accordavenir
Chalres WASHETINE était l'invité de RRB où il a défendu l'ADN.

L'accord de Nouméa est un processus qui permet à la Nouvelle-Calédonie de s'émanciper. Donc, on est là-dessus et on le fait d'autant plus qu'aujourd'hui, nous sommes quasiment les seuls à nous retrouver à porter cet accord, quand on sait qu'un des signataires, notamment le signataire local se dit désengagé de l'accord...

Journaliste : Charles Washetine, bonjour !

Charles Washetine : Bonjour !

Journaliste : Merci d'être venu dans les studios de RRB en rentrant
d'Ouvéa où vous étiez ce matin. Vous êtes donc le candidat unitaire du
FLNKS dans la première circonscription. Pourquoi, selon vous, est-ce vous
qui avez été choisi ?

Charles Washetine : Je crois que c'est avant tout le choix de notre
organisation politique qui est le front, ce sont les mêmes critères qui
ont prévalu pour la nomination de l'autre candidat, dans la deuxième.

Journaliste : Mais, tout de même, quelles sont vos qualités, pourquoi
c'est vous plutôt qu'un autre ?

Charles Washetine : Je crois que la campagne déterminera toutes ces
choses-là. Pour le moment, on est en campagne et on va à la rencontre des
gens et on essaye de voir exactement ce que les gens attendent d'une
certaine manière de nous.

Journaliste : Être soutenu par l'UC, vous qui êtes membre du Palika,
est-ce que ça vous étonne ou est-ce que ça vous semble naturel ?

Charles Washetine : Non, je crois que c'est la logique qui a présidé à la
création du front, donc, on connaît les difficultés du fonctionnement du
FLNKS, mais on sait aussi que le FLNKS sait se retrouver à un moment où il
est effectivement important que le front se retrouve.

Journaliste : Mais tout de même, que vient faire un indépendantiste dans
une élection nationale comme les législatives ?

Charles Washetine : L'accord de Nouméa. On sait que l'État est un des
partenaires de l'accord et on a besoin effectivement d'avoir quelqu'un qui
effectivement parle de la mise en œuvre de l'accord de Nouméa.

Journaliste : Et c'est le thème essentiel de votre campagne ? Sur quoi
faites-vous campagne ? Quel est le message que vous donnez à vos
interlocuteurs, à vos électeurs potentiels ?

Charles Washetine : Que l'on comprenne ce qui en réalité a fondé l'accord
de Nouméa. Nous, nous le disons : l'accord de Nouméa est un processus qui
permet à la Nouvelle-Calédonie de s'émanciper. Donc, on est là-dessus et
on le fait d'autant plus qu'aujourd'hui, nous sommes quasiment les seuls à
nous retrouver à porter cet accord, quand on sait qu'un des signataires,
notamment le signataire local se dit désengagé de l'accord, et que dans le
même temps, l'État également, on a vu dernièrement se renouveler les
instances de l'État, nous, on est dans la continuité.

Journaliste : Il y a tout même un autre interlocuteur, l'Avenir Ensemble,
qui lui aussi fait campagne sur l'accord de Nouméa, tout l'accord de
Nouméa. Vous vous retrouvez sur cette vision de l'accord ?

Charles Washetine : Ils ont la vision qui est la leur. On sait que
l'Avenir Ensemble se bat pour que le pays reste dans le giron de la
France. C'est pas notre combat. Nous, on a estimé que la
Nouvelle-Calédonie a les moyens, les potentialités effectivement de
s'émanciper, et il y a des obligations donc, qui incombent aux
partenaires, comment ensemble, on met en œuvre l'émancipation du pays.

Journaliste : Mais alors, dans cette mise en œuvre, selon vous, il y a une
mise en œuvre indépendantiste, et une mise en œuvre non indépendantiste.
Comment est-ce qu'on peut traduire l'application de l'accord de Nouméa ?

Charles Washetine : Je crois que quand on écoute ce qui se dit, au moment
de la campagne, aujourd'hui, on a tendance à avancer la notion
d''indépendance et à le brandir comme un spectre. Or l'accord dit bien :
ce n'est qu'en 2014 que les citoyens de ce pays, les habitants de ce pays,
puisque c'est notre corps électoral, se déterminant sur le devenir du
pays, dans les liens qu'il entretient avec la France, tout en sachant que
l'accord lui-même, dit qu'il appartiendra à la Calédonie de refonder un
lien peut-être nouveau avec la France. Nous sommes dans ce schéma-là.

Journaliste : Dans le détail, à part l'accord de Nouméa, il y a d'autres
thèmes qui sont porteurs quand on est candidat aux législatives ?

Charles Washetine : Des thèmes qui sont écrits dans l'accord : la question
du rééquilibrage, est-ce qu'aujourd'hui, les citoyens sont en mesure de
voir qu'effectivement le rééquilibrage se fait sur le terrain, la question
des transferts qui est une question essentielle, qui permet à la
Nouvelle-Calédonie effectivement d'assumer pleinement son rôle de ce qui
est écrit dans l'accord, donc des chantiers qui restent ouverts où on dit
qu'il faut que tous les partenaires se retrouvent.

Journaliste : Le rééquilibrage, vous avez l'impression que c'est une
réalité aujourd'hui, dans la province des îles qui concerne votre
circonscription ?

Charles Washetine : Je crois qu'il faut aller voir sur place. On a le
sentiment tant dans la province des îles que la province Nord, il y a des
choses aujourd'hui qui se réalisent, même si l'usine du Nord, pour
certains, ne la voient pas sortir de terre, mais quand on va dans la zone
où effectivement va s'établir cette usine, on voit qu'effectivement, on
est en train d'asseoir les fondements de cette usine.

Journaliste : Les infrastructures qui vont l'accompagner, mais pas encore
de l'usine, on voit pas trop comment elle va se faire. Si ? Vous avez des
certitudes, vous ?

Charles Washetine : Peut-être pas des certitudes, mais au moins des
convictions, parce que ce sont des convictions partagées avec les
partenaires de l'accord qui parlent de cette réalisation de l'usine, parce
que c'est avant tout un projet de rééquilibrage.

Journaliste : Alors, dans la première circonscription, il y a 9 candidats
au total. Est-ce que vous avez un adversaire principal ? Comment est-ce
que vous voyez les choses ? Comment vous voyez cette répartition entre les
9 candidats ?

Charles Washetine : Nous, on a tendance à ne regarder que nous, d'autant
qu'en face, effectivement, je dirais qu'ils sont tous dans la même
mouvance. Ce sont des partis politiques qui prônent le maintien de la
Nouvelle-Calédonie dans la France. Nous, on dit sur le sujet : attendons
le moment venu. On est un petit peu le seul à porter un projet qui soit un
peu différent de ceux d'en face.

Journaliste : Avec l'USTKE, est-ce que Louis Kotra Uréguei est l'un de vos
adversaires.

Charles Washetine : L'USTKE, c'est Louis Kotra Uréguei qui est patron de
cette liste. On rappelle simplement que dans le projet politique, nous, on
se bat pour des valeurs, pour prendre un raccourci, de gauche, pour que le
socialisme voie le jour ici. Il faut se battre pour que cela devienne une
réalité.

Journaliste : Mais vous en voulez tout de même à l'USTKE d'avoir présenté
des candidats alors que vous partiez sur des candidatures unitaires ?

Charles Washetine : C'est le choix qui est le leur. On sait que l'USTKE a
été un des membres fondateurs du front. Ils sont partis de la case. Nous,
on est restés. On connaît les difficultés de notre fonctionnement, mais
parce qu'on a des convictions, on continuera à travailler dans le cadre du
mouvement qui est le FLNKS.

Journaliste : Mais tout de même : il risque de vous enlever des voix.

Charles Washetine : Ça, c'est la campagne qui nous le dira, si à la
sortie, effectivement, on aura été puiser dans notre électorat. Mais je
reste optimiste.

Journaliste : Vous y allez pour gagner à ces élections législatives ou
seulement pour participer, pour en faire une tribune ?

Charles Washetine : Alors, on va dire que compte tenu de la configuration
du corps électoral, et au vu notamment des résultats des présidentielles,
on sait qu'on n'a pas de chance, mais nous, notre objectif, et on le dit
aussi dans le cadre de notre campagne : le premier objectif, c'est d'être
présent au second tour. Et on y travaille pour ça. Et j'ai le sentiment,
au vu des premières rencontres que l'on a eues, qu'effectivement, on peut
jouer les trouble-fête durant cette campagne pour ces élections.

Journaliste : Mais si vous voulez être présent au second tour : dans un
duel ou dans une triangulaire ? Vous pensez qu'un duel serait possible ?

Charles Washetine : En tous les cas, pour nous, à la sortie de ces
législatives, on verra comment se seront déterminés les électeurs, mais
surtout, on pourra dire quels sont les intérêts aujourd'hui qui vont se
converger. Il y a des alliances pour des intérêts, on va dire communs.
Mais si demain, on n'espère pas, mais qui nous dit qu'au lendemain du
second tour on ne verrait pas Pierre Frogier se retrouver avec les autres
partis loyalistes, avec Gomès ou encore avec Jacques Lafleur, ne serait-ce
que pour éviter que le mouvement indépendantiste se retrouve représenté au
sein de l'Assemblée nationale ?

Journaliste : Et au second tour, si vous n'êtes pas présent, quelle sera
votre attitude ? Vous l'avez déjà envisagé ?

Charles Washetine : Pas pour le moment. Sinon, on n'irait pas à la bataille.

Journaliste : Vous passez beaucoup de temps dans les îles. Vous avez
l'impression que c'est là qu'est le gros de votre électorat ?

Charles Washetine : Oui, on le pense sincèrement, mais on pense aussi
qu'on a un électorat potentiel dans la ville de Nouméa. Donc, on mène
campagne sur les deux fronts, et surtout, on mène campagne pour dire aux
gens de voter. C'est une campagne pour affirmer le droit de décider pour
soi. C'est la question du bulletin dans l'urne pour préparer le pays.
C'est une façon, pour nous, de dire : on se bat pour un pays démocratique.
Participer aux élections peut être un moyen pour que les citoyens
effectivement s'expriment.

Journaliste : Ce serait déjà une première victoire, s'il y avait une forte
participation, parce qu'on sait que dans les îles notamment, l'abstention
est forte.

Charles Washetine : L'abstention est forte et on l'a vu aux dernières
élections présidentielles. Si on arrive à mobiliser 50 %, 60 % de notre
électorat dans les îles, on peut penser qu'on passera le cap du premier
tour.

Journaliste : Charles Washetine, merci d'avoir accepté notre invitation.

Charles Washetine : Merci beaucoup.

Consultez le blog de Charles WASHETINE sur http://washetine-charles.over-blog.fr

QUI EST CHARLES PIDJOT ?

Posté le 01.06.2007 par accordavenir
Portrait de Charles Pidjot par le quotien les nouvelles-calédoniennes www.info.lnc.nc

Consultez aussi son blog http://pidjot-charles.over-blog.fr

C’est rare en politique, un optimiste qui croit en la capacité des Calédoniens de puiser en leur histoire commune, au-delà des idéologies, pour asseoir leur futur. Un humaniste, ce Charles Pidjot, parce qu’il croit en ce qu’il y a de bon en l’homme.

C’est un des plus jeunes de la campagne. Seulement 45 ans, mais un long passé militant à l’Union calédonienne. Il n’est pas « entré » en politique, il y est né, dans le berceau UC de La Conception.

Neveu de Roch le député, fils de Philémon, frère de Raphaël, le directeur de la SMSP trop tôt disparu, il a commencé à exercer des responsabilités en 1981 au sein de la section de base du Mont-Dore.

Électricien à Doniambo, Charles Pidjot, que tout le monde appelle Charly, a commencé par coller des affiches avant de gravir les échelons du parti.

Secrétaire général de l’UC pendant les Evénements, membre de l’équipe de négociateurs de Jean-Marie Tjibaou, signataire des accords Oudinot et de Nouméa, chargé de mission pour la province Nord auprès de Léopold Jorédié, élu de la province Sud de 1999 à 2004 et disparu du paysage institutionnel à cause des « bêtises » de la désunion indépendantiste, il a traversé toutes les turbulences de l’UC.

Pour Charly Pidjot, le vieux slogan de l’Union calédonienne, « deux couleurs un seul peuple », est toujours d’actualité. « On ne met pas les couleurs en opposition, dit-il. Dans nos écoles, dans nos institutions, rien n’a été noirci. Ce n’est pas parce qu’il y a une discrimination positive, comme dit Sarko, qu’il y a ségrégation.
Tout le monde se retrouve sur le destin commun.

Ce qui est superbe, en Calédonie, c’est qu’au-delà des positions politiques officielles, les Calédoniens se retrouvent dans l’arrière-cour, parfois en se cachant. Mais pourquoi faudrait-il se planquer pour faire de la politique ? Si on n’arrive pas à dépasser cet état d’esprit, je vois mal comment on va continuer à construire notre pays. »

La Calédonie, estime Charly Pidjot, est plus métisse qu’elle ne l’admet officiellement. « On a besoin, dit-il, de concepts idéologiques pour avancer. Mais il y a de réelles valeurs de partage entre nous si l’on accepte de faire un retour sur soi et sur le pays, pas pour revendiquer une place mais pour retrouver une identité, une appartenance. C’est ce que j’aime. Je crois profondément à une Calédonie multiraciale et fraternelle, pour peu que l’on ne raisonne pas à partir de son portefeuille ou de la seule Nouméa. »
Car l’âme de la Calédonie est en Brousse, là où les gens de la ville montent le week-end pour aller puiser aux racines du pays.


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