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accordavenir
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Ce blog est un espace pour soutenir les candidats du FLNKS aux législatives 2007.
Catégorie :
Blog Politique
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26.05.2007
Dernière mise à jour :
15.06.2007
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Défendre les dossiers en permanence

Posté le 08.06.2007 par accordavenir

Posté par LIZ le 07.06.2007
Les candidats de l'USTKE critiquent le FLNKS car ses élus ne font pas avancer les principaux dossiers de l'accord de nouméa, notamment sur l'emploi local. Ils repprochent aussi les absences des élus FLNKS au niveau des instances comme le CES, et certains conseils d'administrations. Voilà aussi des vérités. Kotra fera mieux !


Bienvenue LIZ,
Merci pour ton commentaire.
Voici une réponse pour te dire que Kotra n'est pas l'exemple type.

En 1995, LKU n’a pas choisi à cette époque de faire valider par son syndicat son engagement politique. Il devient second sur la liste municipale de Nouméa, derrière le vieux Jacques URENE. Notre liste des indépendantistes obtient 1 siège. Comme convenu pendant la campagne le Vieux Uréné au bout de 2 ans de mandat, démissionne pour permettre à LKU d’être à son tour élu municipal à la mairie de Nouméa jusqu’en 2001. Pour repartir aux élections municipales en 2001, la mouvance des indépendantistes sollicite LKU pour son bilan que nous attendons encore ! De plus, il était souvent absent des réunions du conseil municipal. En effet, à part les trois premières réunions du conseil municipal juste après son intronisation, plus rien.
Fort de cette expérience, on est en droit de douter qu’il, fasse mieux que tous les élus actuels du FLNKS s’il prend un fauteuil au congrès en 2009.



--

TROIS QUESTIONS A CHARLES PIDJOT

Posté le 06.06.2007 par accordavenir
Les Nouvelles-Calédoniennes ont posé trois questions à notre candidat de la deuxième circonscription, Charles Pidjot.

• Pourquoi vous présentez-vous aux élections législatives ?

C’est le FLNKS qui se présente à ces élections. Aujourd’hui, nous mesurons le travail accompli dans le cadre des accords de Matignon et de Nouméa, et nous agissons pour faire en sorte que le « vivre ensemble » devienne une réalité, car la citoyenneté est un espace d’accomplissement de pouvoir et d’affirmation de la place de chacun dans notre pays en devenir.
La citoyenneté est un moyen de parvenir à une évolution politique positive garantissant de meilleures conditions de vie pour tous. Nous dénonçons le désengagement du RPCR et constatons les changements à la tête de l’exécutif de la France, voilà pourquoi le FLNKS reste le seul garant de l’accord de Nouméa.

• Si vous ne deviez défendre qu’un seul dossier à Paris pour votre circonscription, lequel choisiriez-vous ?

Ils sont multiples, mais celui qui regroupe l’ensemble est celui de la mise en œuvre réelle et complète de l’accord de Nouméa, et notamment le principe de la décolonisation et du rééquilibrage. L’usine du Nord est le projet de rééquilibrage par excellence.
Je veillerai à ce que l’Etat ne revienne pas sur ses engagements et accompagne financièrement tous les transferts prévus par cet accord. Par ailleurs, je soutiendrai toutes les initiatives tendant à réduire les inégalités sociales, à favoriser l’emploi local et à accroître l’offre de formations de nos jeunes.

• Comment comptez-vous concilier votre rôle politique local avec le mandat de député à Paris ?

Je brigue ce mandat sans être en charge d’un autre mandat local. Le cumul de mandat nuit à la bonne gouvernance, car le travail d’un député est à plein-temps. Dans la tradition kanak, il n’y a pas de chômage ou de travaux plus intéressants que d’autres. J’assumerai mon rôle politique au pays tout en assurant un mandat à l’Assemblée nationale. Pour moi, les deux ne doivent servir qu’une seule et même cause : celle de l’accession du pays à l’indépendance. Je m’engage à rendre compte de mes missions dans les institutions du pays et à l’ensemble de la population.

TROIS QUESTIONS A C.WASHETINE

Posté le 05.06.2007 par accordavenir
Voici les réponses de Charles Washetine à trois questions des Nouvelles-Calédoniennes du mardi 05 juin 2007.

• Pourquoi vous présentez-vous aux élections législatives ?

D’abord, pour porter au plus haut niveau de l’Etat l’expression du peuple kanak et des citoyens indépendantistes et progressistes de ce pays, quant à la mise en œuvre de l’accord de Nouméa. Deuxièmement, pour veiller à ce que l’application de cet accord soit totale et impartiale.

• Si vous ne deviez défendre qu’un seul dossier à Paris pour votre circonscription, lequel choisiriez-vous ?

L’Etat français compte parmi les partenaires du processus de décolonisation qui sous-tend l’accord de Nouméa. Il est urgent de rappeler que nous arrivons, sous peu, au terme du processus et qu’avec nous, la France doit réussir la décolonisation de notre pays. Pour ce faire, il est impératif que toutes les compétences soient transférées avant 2014.

• Comment comptez-vous concilier votre rôle politique local avec le mandat de député à Paris ?

La question ne se pose pas pour l’instant, même si les candidats de droite parlent de changements à opérer au sein du gouvernement et du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Pour nous, l’objectif immédiat est d’être présents au second tour dans les deux circonscriptions, toutes deux acquises, au regard du découpage Pasqua, à la cause non indépendantiste. Il s’agit pour nous, à l’issue de ces élections, d’affirmer notre présence et celle de ceux qui, à nos côtés, portent le combat pour des valeurs de gauche.

REACTION DE cal2kan : SPECTRE DE LA PEUR

Posté le 05.06.2007 par accordavenir
Posté par cal2kan le 05.06.2007
L'USTKE affirme qu'elle n'a pas pour ambition de diviser l'électorat indépendantiste, c'est à voir à l'issu du 1er tour. Ce qui est sûr, c'est qu'elle utilise les législatives pour tester ses possibilités à se présenter aux provinciales. Est-ce une bonne stratégie ?

Bravo pour ce blog. Il en faut pour montrer une autre facette de la vie politique, celle du béni oui, oui...héritée d'une époque révolue. Celle où l'on brandit à chaque fois le spectre de la peur pour que l'électorat retrouve ses reflexe primaire (besoin de protection et de nourriture)pour voter RPCR-UMP.



Merci pour ta réaction. En effet, certains candidats sont spécialisés dans la manipulation des sentiments. Voici ce qui est écrit dans le N° 2 du journal de campagne du Rassemblement-UMP.

USTKE ET APOCK: Appel au vote populiste

Posté le 05.06.2007 par accordavenir
APOCK à la télé : lundi 04 juin 07 Quelques prises de notes sur APOCK à la télé hier soir... Bonjour la démagogie et l'appel au vote populiste et protestataire !


Charlotte RISCH : Pouvez vous dresser votre autoportrait ?

Franck APOCK : J’ai 47 ans, 4 enfants, militant Education populaire, dans l’enseignement.

C.R. : Qu’est ce que ça veut dire « faire de la politique autrement ? »

F.A. « Ca veut dire ne pas tromper les gens, pas de démagogie, on veut plus des gens qui viennent faire des promesses un jour et qui ne les tiennent pas. Il y a des détournements d’objectifs !

C.R. : Qu’est ce qui vous permet de dire que vous, vous serez plus honnêtes ?

F.A. : Nous on est sur le terrain, on est proche des gens, on est présent aussi dans les Conseils d’Administration et là on voit que nos élus ne font pas ce qu’ils devraient faire, qu’ils n’assurent pas.

C.R. Tout de même, il y a eu des changements !

F.A. : L’Accord de Nouméa n’a pas changé les choses. Les signataires, ceux de droite font tout pour freiner les changements et les indépendantistes, ils s’engueulent : du coup les transferts de compétence, le schéma minier tout est bloqué.

C.R. L’emploi local ?

F.A. Nous on avait trouvé un accord avec le patronat, mais le gouvernement l’a mis au placard. Ensuite, on devait parler du privé et rien n’est fait !

C.R. L’immigration ?

F.A. Il faut être vigilant, c’est pas une tare d’être immigré, mais il ne faut pas noyer le peuple kanak chez lui et après venir demander le droit de vote, comme le fait la Droite.

C.R. Le Processus de sortie ?

F.A. : L’USTKE n’est pas contre l’ADN, mais nous on voulait qu’à la fin du processus ce soit l’indépendance et qu’on travaille dans ce sens.

C.R. Pourrez vous être à la fois syndicaliste et assurer une mission politique ?

F.A. : On est depuis toujours dans la politique, mais en restant syndicalistes on est bloqué au bout d’un moment, on n’arrive pas à influer sur les grandes décisions politiques.

C.R. : Aurez vous des regrets si vous empêchez le FLNKS d’aller au second tour ?

F.A. Nous on ne chasse sur les terres de personne ! on a même des gens du FN à l’USTKE ! Nous, on veut juste dédiaboliser l’indépendance, il faut que les gens n’aient plus peur de l’indépendance, nous on est fier de prendre la nationalité kanak !

Gel du corps électoral calédonien: Débat.

Posté le 04.06.2007 par accordavenir
Extrait du rapport de M. Didier Quentin, sur le projet de loi constitutionnelle complétant l’article 77 de la Constitution (n° 3004) http://www.assemblee-nationale.fr/12/cr-cloi/06-07/c0607015.asp.

L’histoire du corps électoral restreint en Nouvelle-Calédonie est une histoire déjà longue et non dénuée d’une certaine complexité.

Après une longue succession de statuts et d’événements tragiques qui ont culminé à Ouvéa, en avril 1988, les accords de Matignon, signés le 26 juin 1988 et approuvés par un référendum national, le 6 novembre 1988, prévoyaient qu’au bout de dix ans, serait organisé un scrutin d’autodétermination, sur le fondement de l’article 53 de la Constitution.
Seraient alors seulement appelés à participer à ce scrutin ceux qui étaient présents en Nouvelle-Calédonie au moment des accords de Matignon, c’est-à-dire ceux qui pouvaient faire état de dix ans de résidence sur l’archipel.
Cette clause était importante, en particulier pour le Front national de libération kanak et socialiste (FLNKS), qui y voyait la garantie de la prise en compte des déséquilibres démographiques susceptibles d’intervenir en défaveur des Kanak dans l’intervalle.
Cette revendication pouvait d’ailleurs, être reliée au souvenir de pratiques passées, avec le rattachement parfois artificiel sur les listes électorales du territoire de certains citoyens français venus de manière furtive de métropole ou d’ailleurs.
Ainsi, en 1998, auraient pu seulement voter ceux qui étaient inscrits sur une liste électorale spéciale, tandis que ceux qui n’avaient pas dix ans de résidence auraient été inscrits sur un tableau dit « tableau annexe ».
Redoutant de nouveaux déchirements à l’horizon de 1998, M. Jacques Lafleur a, dès 1991, mobilisé tous les partenaires pour éviter que ne soit organisé un « référendum-couperet ». Cette initiative, relayée par le Gouvernement français, a conduit à l’accord de Nouméa.
Prenant acte de l’impossibilité d’organiser dans de bonnes conditions un référendum d’autodétermination en 1998, cette échéance a été repoussée au plus tôt en 2014 et au plus tard en 2019. Le référendum d’autodétermination de 1998 a alors été remplacé par un scrutin d’approbation de l’accord de Nouméa lui-même, nouveau « contrat social », succédant à celui qui avait été matérialisé par les accords de Matignon.
Selon la même logique que celle des accords de 1988, celui de 1998 prévoit que ne participeront à l’évolution de l’archipel que les électeurs qui ont un lien particulier et un attachement privilégié avec ce territoire, ce qui s’est traduit par la définition d’un corps électoral spécifique à chaque grand moment de l’application du processus de Nouméa.
Le premier grand moment a été l’approbation de l’accord de Nouméa lui-même, intervenu le 8 novembre 1998 avec 72 % de « oui ». Comme prévu en 1988, n’ont voté à cette consultation que les citoyens installés sur le territoire depuis dix ans. Ceux qui sont arrivés après 1988 n’ont pas été admis à participer et ont été inscrits sur un tableau annexe.
Le dernier grand moment sera le scrutin ou les scrutins sur l’accession à la pleine souveraineté, consultation qui devrait clore la période transitoire ouverte en 1998.
L’accord de Nouméa, qui a trouvé une force juridique grâce à la révision constitutionnelle de juillet 1998, précise que pourra seulement participer à ce scrutin, qui devrait avoir lieu entre 2014 et 2019, un corps électoral restreint composé principalement des personnes qui ont participé au scrutin de 1998, des personnes de statut coutumier, des enfants devenus majeurs des personnes susmentionnées et, enfin, des personnes qui pourront justifier de vingt ans de domicile en 2014.
Entre ces deux grands moments, se dérouleront les différentes élections des institutions propres à la Nouvelle-Calédonie, à savoir les assemblées des trois provinces et le congrès de la Nouvelle-Calédonie, composé lui-même des membres des assemblées provinciales.
Les premières élections ont eu lieu en 1999 et en 2004. Les suivantes auront lieu en 2009 et 2014. Or, pour ces élections, un corps électoral spécifique a également été défini et c’est sur ce corps électoral, et uniquement sur celui-ci, que subsiste une incertitude que le présent projet de loi constitutionnelle vise à régler.
L’accord de Nouméa du 5 mai 1998 précise que ce corps électoral sera composé, d’abord, des personnes qui ont – ou qui auraient pu, parce qu’ayant dix ans de domicile –, participé à la consultation du 8 novembre 1998, ensuite, des personnes qui, à la fois, ont dix ans de résidence au moment des élections provinciales et sont inscrites sur le tableau annexe, et, enfin, des enfants des personnes précitées, qui sont devenus majeurs.
Le législateur organique, dans la loi du 19 mars 1999, a repris cette définition du corps électoral dans un article 188, et a précisé, dans un article 189, la manière dont s’organisait la mise en œuvre de cette définition. Il a ainsi indiqué que les personnes pouvant voter aux élections provinciales seraient inscrites sur une liste électorale spéciale et celles qui ne le pourraient pas sur un tableau annexe, les deux, liste spéciale et tableau annexe, étant permanents et révisés annuellement.
Tout le débat porte sur la manière d’interpréter ce que recouvre le tableau annexe.
Il peut s’agir, selon une première interprétation, du tableau annexe qui avait été dressé pour la consultation du 8 novembre 1998, auquel cas ne pourront voter aux prochaines élections, à partir de 2009, que les personnes arrivées en Nouvelle-Calédonie avant 1998, puisqu’elles seules pourraient soit avoir voté en 1998, soit à la fois avoir dix ans de résidence et être inscrites sur ledit tableau annexe, ce qui constituerait un corps électoral dit « figé ».
Il peut s’agir, selon une seconde interprétation et en application d’une lecture littérale des articles 188 et 189 précités, d’un nouveau tableau annexe, mis à jour régulièrement depuis 1999 et qui accueillerait toutes les personnes arrivées en Nouvelle-Calédonie depuis cette date, auquel cas, à partir de 2009, pourraient voter les personnes arrivées en 1999, et en 2014 celles arrivées en 2004, etc., ce qui constituerait un corps électoral dit « glissant ».
Le FLNKS, relayé par le Gouvernement et par le rapporteur de l’Assemblée nationale qui déposa alors un amendement rédactionnel sur le projet de loi organique de 1999, a indiqué que seule la première interprétation correspondait à l’expression de sa volonté lors de l’accord de Nouméa. Le tableau annexe était donc celui établi en 1998 et il devait être « cristallisé » à cette date.
Le Conseil constitutionnel, dans sa décision du 15 mars 1999 sur la loi organique a fait, comme c’était son devoir, une lecture littérale du dispositif. Il a constaté que rien n’avait été dit, en positif, sur cette question précise dans l’accord de Nouméa, ni lors de la révision constitutionnelle de 1998. Il a donc fait prévaloir l’interprétation la moins dérogatoire au droit de suffrage, tel qu’inscrit dans l’article 3 de la Constitution. Il a estimé qu’il y avait un seul tableau annexe, permanent et révisé chaque année, et donc relevé son caractère « glissant », ce qui est aussi l’analyse de l’un des principaux inspirateurs des accords de Nouméa, M. Jacques Lafleur.
Pour résoudre ce hiatus, un premier projet de loi constitutionnelle permettant de faire prévaloir l’interprétation d’un corps électoral « cristallisé » en 1998 fut intégré à un projet de loi constitutionnelle relatif à la Polynésie française et adopté par les deux assemblées dans les mêmes termes. Un Congrès du Parlement fut convoqué puis annulé, une fois constaté que le projet de loi relatif à la magistrature auquel était associé le projet de loi sur la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie ne pouvait trouver de majorité suffisante pour être adopté. Entre-temps, de nouvelles dispositions ont été adoptées sur la Polynésie, rendant sans objet le projet de révision de 1999, ce qui explique le dépôt d’un nouveau projet de loi.
Pour beaucoup, le débat a déjà été tranché sur le fond et il semble inopportun de revenir sur les engagements exprimés à ce sujet, y compris au plus haut niveau de l’État.
En effet, le débat a été tranché une première fois en 1999, lorsque les deux rapporteurs de la loi organique, à l’Assemblée et au Sénat, ont explicité, dans leur rapport respectif, le sens du tableau annexe.
Le débat a été tranché une deuxième fois en 1999, lorsque les deux assemblées ont adopté un projet de révision constitutionnelle interprétative, à la suite de la décision du Conseil constitutionnel.
Il a été tranché une troisième fois, lorsque le Président de la République, en déplacement en Nouvelle-Calédonie en juillet 2003, a redit l’engagement de l’État à régler cette question délicate avant la fin de son quinquennat, tout en précisant que cela devait se faire « en concertation très étroite et en accord très étroit, avec l’ensemble des Calédoniens ». Cet engagement a été réitéré, depuis lors, par les ministres de l’outre-mer successifs, Mme Brigitte Girardin et François Baroin.
Il a aussi été tranché une quatrième fois par les juridictions nationales et les juridictions internationales.
Ainsi, le Conseil d’État, dans un arrêt Sarran de 1998 et la Cour de cassation dans un arrêt Fraisse de 2000, ont estimé que la restriction apportée au corps électoral était possible, dès lors, qu’elle était autorisée par la Constitution.
Les instances internationales ont relevé que le caractère transitoire de l’accord de Nouméa, d’une part, et les justifications historiques et politiques de la situation prise en compte par cet accord, d’autre part, pouvaient justifier de limiter le corps électoral aux citoyens résidant depuis au moins dix ans en Nouvelle-Calédonie. C’est, notamment, tout le sens de l’arrêt Py de janvier 2005 de la Cour européenne des droits de l’homme.

L'ESSENTIEL DES ACCORDS DE NOUMEA

Posté le 02.06.2007 par accordavenir
[b]Signés le 21 avril 1998 par l'Etat, le RPCR (Rassemblement Pour la Calédonie dans la République) et le FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste), les Accords de Nouméa ouvrent une nouvelle période de stabilité politique, après plusieurs années de troubles entre 1984 et 1988.

Le préambule des Accords de Nouméa est une reconnaissance officielle du fait colonial et de l'identité kanak.

Les Accords de Nouméa constituent un projet de souveraineté partagée entre la Nouvelle-Calédonie et la France.

Ils définissent, pour une période de vingt années, l'organisation de la Nouvelle-Calédonie et les modalités de son application.

Ils prévoient la mise en place de nouvelles institutions qui confèrent aux calédoniens le pouvoir de décision dans de nombreux domaines.

L'exécutif du Territoire devient un gouvernement collégial, élu par le congrès et responsable devant lui.

Le congrès dispose d'un pouvoir législatif car certaines de ses délibérations ont le caractère de loi du pays et de ce fait peuvent être contestées que devant le conseil constitutionnel.

Le transfert progressif et irréversible des compétences de l'Etat à la Nouvelle-Calédonie doit s'effectuer pendant une période de quinze ans entre 1998 et 2013.

Les Accords prévoient une consultation finale, pouvant avoir lieu à partir de 2014, permettant aux calédoniens d'acquérir leur souveraineté.

L'un de ses principes est la reconnaissance d'une citoyenneté de la Nouvelle-calédonie. Celle-ci traduit la communauté de destin choisie et s'organiserait, après la fin de la période d'application des Accord, en nationalité.

La notion de citoyenneté fonde les restrictions apportées au corps électoral pour les élections aux institutions du pays et pour la consultation finale.

Elle est aussi une référence pour la mise au point des dispositions à définir pour préserver l'emploi local.
[/b]

CHARLY PIDJOT SUR RADIO NC

Posté le 01.06.2007 par accordavenir

LES POINTS FORTS DE L'ENTRETIEN.
(consultez le site www.rfo.fr pour écouter la totalité de son intervention)

Il y a deux composantes (du mouvement indépendantiste) mais il n’y a qu’un peuple et c’est ce que veut porter le FLNKS. L’esprit même qui a animé le FLNKS ces dernières années existe au travers de revendications politiques, culturelles, économiques. L’investissement du Front, on le retrouve à l’intérieur des accords de Matignon et l’accord de Nouméa donne toute cette dimension au pays. »
« Aujourd’hui, il y a une candidature USTKE que je salue mais la différence c’est qu’eux ont la volonté de s’inscrire sur un terrain politique et nous, nous sommes dans la maison, dans la case et on veut continuer à construire le pays (..) c’est pas parce qu’on a quelques divisions que ça va nous empêcher de bâtir. »
« Notre programme reste la mise en œuvre de l’accord de Nouméa, la mise en œuvre de la citoyenneté, donner corps à cet accord (...) Si le FLNKS est présent à ces élections, c’est pour assumer toute sa responsabilité, qu’il a inscrite dans la négociation et dans la signature de cet accord de Nouméa. »
« On peut être porteur d’autres projets industriels parce que la Calédonie a besoin de ça pour continuer à se bâtir. Il faut éviter d’en faire des thèmes d’opposition entre nous et retrouver une certaine stabilité politique, économique, sociale et culturelle car elle est importante pour la stabilité du pays. »

Charles WASHETINE defend l'accord de Nouméa.

Posté le 01.06.2007 par accordavenir
Chalres WASHETINE était l'invité de RRB où il a défendu l'ADN.

L'accord de Nouméa est un processus qui permet à la Nouvelle-Calédonie de s'émanciper. Donc, on est là-dessus et on le fait d'autant plus qu'aujourd'hui, nous sommes quasiment les seuls à nous retrouver à porter cet accord, quand on sait qu'un des signataires, notamment le signataire local se dit désengagé de l'accord...

Journaliste : Charles Washetine, bonjour !

Charles Washetine : Bonjour !

Journaliste : Merci d'être venu dans les studios de RRB en rentrant
d'Ouvéa où vous étiez ce matin. Vous êtes donc le candidat unitaire du
FLNKS dans la première circonscription. Pourquoi, selon vous, est-ce vous
qui avez été choisi ?

Charles Washetine : Je crois que c'est avant tout le choix de notre
organisation politique qui est le front, ce sont les mêmes critères qui
ont prévalu pour la nomination de l'autre candidat, dans la deuxième.

Journaliste : Mais, tout de même, quelles sont vos qualités, pourquoi
c'est vous plutôt qu'un autre ?

Charles Washetine : Je crois que la campagne déterminera toutes ces
choses-là. Pour le moment, on est en campagne et on va à la rencontre des
gens et on essaye de voir exactement ce que les gens attendent d'une
certaine manière de nous.

Journaliste : Être soutenu par l'UC, vous qui êtes membre du Palika,
est-ce que ça vous étonne ou est-ce que ça vous semble naturel ?

Charles Washetine : Non, je crois que c'est la logique qui a présidé à la
création du front, donc, on connaît les difficultés du fonctionnement du
FLNKS, mais on sait aussi que le FLNKS sait se retrouver à un moment où il
est effectivement important que le front se retrouve.

Journaliste : Mais tout de même, que vient faire un indépendantiste dans
une élection nationale comme les législatives ?

Charles Washetine : L'accord de Nouméa. On sait que l'État est un des
partenaires de l'accord et on a besoin effectivement d'avoir quelqu'un qui
effectivement parle de la mise en œuvre de l'accord de Nouméa.

Journaliste : Et c'est le thème essentiel de votre campagne ? Sur quoi
faites-vous campagne ? Quel est le message que vous donnez à vos
interlocuteurs, à vos électeurs potentiels ?

Charles Washetine : Que l'on comprenne ce qui en réalité a fondé l'accord
de Nouméa. Nous, nous le disons : l'accord de Nouméa est un processus qui
permet à la Nouvelle-Calédonie de s'émanciper. Donc, on est là-dessus et
on le fait d'autant plus qu'aujourd'hui, nous sommes quasiment les seuls à
nous retrouver à porter cet accord, quand on sait qu'un des signataires,
notamment le signataire local se dit désengagé de l'accord, et que dans le
même temps, l'État également, on a vu dernièrement se renouveler les
instances de l'État, nous, on est dans la continuité.

Journaliste : Il y a tout même un autre interlocuteur, l'Avenir Ensemble,
qui lui aussi fait campagne sur l'accord de Nouméa, tout l'accord de
Nouméa. Vous vous retrouvez sur cette vision de l'accord ?

Charles Washetine : Ils ont la vision qui est la leur. On sait que
l'Avenir Ensemble se bat pour que le pays reste dans le giron de la
France. C'est pas notre combat. Nous, on a estimé que la
Nouvelle-Calédonie a les moyens, les potentialités effectivement de
s'émanciper, et il y a des obligations donc, qui incombent aux
partenaires, comment ensemble, on met en œuvre l'émancipation du pays.

Journaliste : Mais alors, dans cette mise en œuvre, selon vous, il y a une
mise en œuvre indépendantiste, et une mise en œuvre non indépendantiste.
Comment est-ce qu'on peut traduire l'application de l'accord de Nouméa ?

Charles Washetine : Je crois que quand on écoute ce qui se dit, au moment
de la campagne, aujourd'hui, on a tendance à avancer la notion
d''indépendance et à le brandir comme un spectre. Or l'accord dit bien :
ce n'est qu'en 2014 que les citoyens de ce pays, les habitants de ce pays,
puisque c'est notre corps électoral, se déterminant sur le devenir du
pays, dans les liens qu'il entretient avec la France, tout en sachant que
l'accord lui-même, dit qu'il appartiendra à la Calédonie de refonder un
lien peut-être nouveau avec la France. Nous sommes dans ce schéma-là.

Journaliste : Dans le détail, à part l'accord de Nouméa, il y a d'autres
thèmes qui sont porteurs quand on est candidat aux législatives ?

Charles Washetine : Des thèmes qui sont écrits dans l'accord : la question
du rééquilibrage, est-ce qu'aujourd'hui, les citoyens sont en mesure de
voir qu'effectivement le rééquilibrage se fait sur le terrain, la question
des transferts qui est une question essentielle, qui permet à la
Nouvelle-Calédonie effectivement d'assumer pleinement son rôle de ce qui
est écrit dans l'accord, donc des chantiers qui restent ouverts où on dit
qu'il faut que tous les partenaires se retrouvent.

Journaliste : Le rééquilibrage, vous avez l'impression que c'est une
réalité aujourd'hui, dans la province des îles qui concerne votre
circonscription ?

Charles Washetine : Je crois qu'il faut aller voir sur place. On a le
sentiment tant dans la province des îles que la province Nord, il y a des
choses aujourd'hui qui se réalisent, même si l'usine du Nord, pour
certains, ne la voient pas sortir de terre, mais quand on va dans la zone
où effectivement va s'établir cette usine, on voit qu'effectivement, on
est en train d'asseoir les fondements de cette usine.

Journaliste : Les infrastructures qui vont l'accompagner, mais pas encore
de l'usine, on voit pas trop comment elle va se faire. Si ? Vous avez des
certitudes, vous ?

Charles Washetine : Peut-être pas des certitudes, mais au moins des
convictions, parce que ce sont des convictions partagées avec les
partenaires de l'accord qui parlent de cette réalisation de l'usine, parce
que c'est avant tout un projet de rééquilibrage.

Journaliste : Alors, dans la première circonscription, il y a 9 candidats
au total. Est-ce que vous avez un adversaire principal ? Comment est-ce
que vous voyez les choses ? Comment vous voyez cette répartition entre les
9 candidats ?

Charles Washetine : Nous, on a tendance à ne regarder que nous, d'autant
qu'en face, effectivement, je dirais qu'ils sont tous dans la même
mouvance. Ce sont des partis politiques qui prônent le maintien de la
Nouvelle-Calédonie dans la France. Nous, on dit sur le sujet : attendons
le moment venu. On est un petit peu le seul à porter un projet qui soit un
peu différent de ceux d'en face.

Journaliste : Avec l'USTKE, est-ce que Louis Kotra Uréguei est l'un de vos
adversaires.

Charles Washetine : L'USTKE, c'est Louis Kotra Uréguei qui est patron de
cette liste. On rappelle simplement que dans le projet politique, nous, on
se bat pour des valeurs, pour prendre un raccourci, de gauche, pour que le
socialisme voie le jour ici. Il faut se battre pour que cela devienne une
réalité.

Journaliste : Mais vous en voulez tout de même à l'USTKE d'avoir présenté
des candidats alors que vous partiez sur des candidatures unitaires ?

Charles Washetine : C'est le choix qui est le leur. On sait que l'USTKE a
été un des membres fondateurs du front. Ils sont partis de la case. Nous,
on est restés. On connaît les difficultés de notre fonctionnement, mais
parce qu'on a des convictions, on continuera à travailler dans le cadre du
mouvement qui est le FLNKS.

Journaliste : Mais tout de même : il risque de vous enlever des voix.

Charles Washetine : Ça, c'est la campagne qui nous le dira, si à la
sortie, effectivement, on aura été puiser dans notre électorat. Mais je
reste optimiste.

Journaliste : Vous y allez pour gagner à ces élections législatives ou
seulement pour participer, pour en faire une tribune ?

Charles Washetine : Alors, on va dire que compte tenu de la configuration
du corps électoral, et au vu notamment des résultats des présidentielles,
on sait qu'on n'a pas de chance, mais nous, notre objectif, et on le dit
aussi dans le cadre de notre campagne : le premier objectif, c'est d'être
présent au second tour. Et on y travaille pour ça. Et j'ai le sentiment,
au vu des premières rencontres que l'on a eues, qu'effectivement, on peut
jouer les trouble-fête durant cette campagne pour ces élections.

Journaliste : Mais si vous voulez être présent au second tour : dans un
duel ou dans une triangulaire ? Vous pensez qu'un duel serait possible ?

Charles Washetine : En tous les cas, pour nous, à la sortie de ces
législatives, on verra comment se seront déterminés les électeurs, mais
surtout, on pourra dire quels sont les intérêts aujourd'hui qui vont se
converger. Il y a des alliances pour des intérêts, on va dire communs.
Mais si demain, on n'espère pas, mais qui nous dit qu'au lendemain du
second tour on ne verrait pas Pierre Frogier se retrouver avec les autres
partis loyalistes, avec Gomès ou encore avec Jacques Lafleur, ne serait-ce
que pour éviter que le mouvement indépendantiste se retrouve représenté au
sein de l'Assemblée nationale ?

Journaliste : Et au second tour, si vous n'êtes pas présent, quelle sera
votre attitude ? Vous l'avez déjà envisagé ?

Charles Washetine : Pas pour le moment. Sinon, on n'irait pas à la bataille.

Journaliste : Vous passez beaucoup de temps dans les îles. Vous avez
l'impression que c'est là qu'est le gros de votre électorat ?

Charles Washetine : Oui, on le pense sincèrement, mais on pense aussi
qu'on a un électorat potentiel dans la ville de Nouméa. Donc, on mène
campagne sur les deux fronts, et surtout, on mène campagne pour dire aux
gens de voter. C'est une campagne pour affirmer le droit de décider pour
soi. C'est la question du bulletin dans l'urne pour préparer le pays.
C'est une façon, pour nous, de dire : on se bat pour un pays démocratique.
Participer aux élections peut être un moyen pour que les citoyens
effectivement s'expriment.

Journaliste : Ce serait déjà une première victoire, s'il y avait une forte
participation, parce qu'on sait que dans les îles notamment, l'abstention
est forte.

Charles Washetine : L'abstention est forte et on l'a vu aux dernières
élections présidentielles. Si on arrive à mobiliser 50 %, 60 % de notre
électorat dans les îles, on peut penser qu'on passera le cap du premier
tour.

Journaliste : Charles Washetine, merci d'avoir accepté notre invitation.

Charles Washetine : Merci beaucoup.

Consultez le blog de Charles WASHETINE sur http://washetine-charles.over-blog.fr

QUI EST CHARLES PIDJOT ?

Posté le 01.06.2007 par accordavenir
Portrait de Charles Pidjot par le quotien les nouvelles-calédoniennes www.info.lnc.nc

Consultez aussi son blog http://pidjot-charles.over-blog.fr

C’est rare en politique, un optimiste qui croit en la capacité des Calédoniens de puiser en leur histoire commune, au-delà des idéologies, pour asseoir leur futur. Un humaniste, ce Charles Pidjot, parce qu’il croit en ce qu’il y a de bon en l’homme.

C’est un des plus jeunes de la campagne. Seulement 45 ans, mais un long passé militant à l’Union calédonienne. Il n’est pas « entré » en politique, il y est né, dans le berceau UC de La Conception.

Neveu de Roch le député, fils de Philémon, frère de Raphaël, le directeur de la SMSP trop tôt disparu, il a commencé à exercer des responsabilités en 1981 au sein de la section de base du Mont-Dore.

Électricien à Doniambo, Charles Pidjot, que tout le monde appelle Charly, a commencé par coller des affiches avant de gravir les échelons du parti.

Secrétaire général de l’UC pendant les Evénements, membre de l’équipe de négociateurs de Jean-Marie Tjibaou, signataire des accords Oudinot et de Nouméa, chargé de mission pour la province Nord auprès de Léopold Jorédié, élu de la province Sud de 1999 à 2004 et disparu du paysage institutionnel à cause des « bêtises » de la désunion indépendantiste, il a traversé toutes les turbulences de l’UC.

Pour Charly Pidjot, le vieux slogan de l’Union calédonienne, « deux couleurs un seul peuple », est toujours d’actualité. « On ne met pas les couleurs en opposition, dit-il. Dans nos écoles, dans nos institutions, rien n’a été noirci. Ce n’est pas parce qu’il y a une discrimination positive, comme dit Sarko, qu’il y a ségrégation.
Tout le monde se retrouve sur le destin commun.

Ce qui est superbe, en Calédonie, c’est qu’au-delà des positions politiques officielles, les Calédoniens se retrouvent dans l’arrière-cour, parfois en se cachant. Mais pourquoi faudrait-il se planquer pour faire de la politique ? Si on n’arrive pas à dépasser cet état d’esprit, je vois mal comment on va continuer à construire notre pays. »

La Calédonie, estime Charly Pidjot, est plus métisse qu’elle ne l’admet officiellement. « On a besoin, dit-il, de concepts idéologiques pour avancer. Mais il y a de réelles valeurs de partage entre nous si l’on accepte de faire un retour sur soi et sur le pays, pas pour revendiquer une place mais pour retrouver une identité, une appartenance. C’est ce que j’aime. Je crois profondément à une Calédonie multiraciale et fraternelle, pour peu que l’on ne raisonne pas à partir de son portefeuille ou de la seule Nouméa. »
Car l’âme de la Calédonie est en Brousse, là où les gens de la ville montent le week-end pour aller puiser aux racines du pays.
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